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Charles et la vie d’assistant guide en Islande

Lors de la saison estivale, le moment est venu pour une partie de l’équipe de migrer en direction de l’Islande où se situe l’un de nos camps de base. Chaque année, l’arrivée de cette saison apporte un vent de fraîcheur et de nouvelles rencontres, de nouveaux visages. C’est le cas de Charles, assistant guide en Islande, qui nous livre son retour d’expérience après son premier mois passé sur place. 66°Nord c’est aussi ça. Une entreprise « école », fière de donner une chance aux personnes animées par cette passion de guider, fière d’être formatrice des guides de demain.

Tout commence

« Le 30 mai en tout début de soirée, je saute dans l’avion après une partie de Pacman et 2 matchs perdus sur FIFA 17 contre un thaïlandais sur les bornes de jeux vidéos dans le hall d’embarquement de Roissy CDG.

Monté dans l’avion, je reconnais Caroline, une jeune guide qui a fait la même formation que moi 1 an auparavant.

Assis côte à côte, nous avons pu échanger sur nos parcours similaires et sur son expérience. Assistante guide l’été dernier, elle est pleine d’énergie pour démarrer une nouvelle aventure en Islande, pays qu’elle adore et cela se voit.

Voilà comment tout commence pour moi.

Mes premiers pas en Islande

Partir découvrir pour ensuite faire partager l’Islande, c’est une des raisons pour lesquelles je suis venu.

Mon premier circuit s’est fait avec Clément. Si l’homme normal est constitué essentiellement d’eau, Clément lui, c’est 191 cm de blagues et de punchlines. Ensemble, on a passé 13 jours qui resteront gravés je pense, dans la mémoire des 12 participants que nous avons accompagné sur le circuit la boucle islandaise. Généreux, il fait TOUT ce qu’il peut pour que le voyage soit inoubliable pour les participants. La conséquence pour moi, c’est que le rythme fut difficile à suivre mais cela m’a permis de comprendre le sens du mot “relationnel”. En plus de ça, il faut savoir transmettre et c’est un métier qui s’apprend. En somme, cette première approche et expérience de co-guidage a été enrichissante et m’a apporté une vision très concrète du métier.

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© Clément Legain

Le ciré jaune, indispensable lorsque l’on est à moins de 30m sous la chute d’eau de Skogafoss, au sud de l’île. Avec un beau soleil, les embruns forment, à coup sûr, un magnifique arc-en-ciel.

En continuant sur le route circulaire, vous aurez la chance d’apercevoir les énormes glaçons qui viennent s’échouer sur la plage de Diamond Beach, en aval de la lagune de Jokulsarlon, elle-même alimentée par la gigantesque calotte glaciaire du Vatnajokull. A l’oeil nu, en vous approchant, vous pourrez y voir ces formes improbables, mélange de bulles d’oxygène emprisonnées et veinures.

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© Clément Legain

J’ai toujours aimé l’ambiance que dégage les lieux de culte. Disséminées sur le pourtour de l’île, 6 églises en tourbe sont potentiellement visibles. Je dis potentiellement car elles sont parfaitement intégrées dans les paysages verdoyants. Les 6 ont un adjectif qui leur est propre : la plus petite, la plus belle, la plus improbable, la plus récente, la plus ancienne (Grafarkirkja, celle en photo ci-dessous). Vous l’aurez compris, la moins « …… » n’existe pas.

© Clément Legain

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© Clément Legain

Une partie de notre groupe de randonneurs, avec lequel j’ai partagé ma première expérience de guidage.  Merci à eux pour leur émerveillement permanent.

Être assistant guide en Islande

Etre assistant guide c’est apprendre encore et encore. Les principales qualités selon moi sont la curiosité et la capacité d’adaptation. L’objectif en ligne de mire c’est de devenir guide. Un bon guide. Pour y parvenir, 66°Nord fait tout son possible pour nous faire découvrir tous les aspects de la base et des différents métiers présents.

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© Clément Legain

D’ailleurs, en écrivant ses quelques lignes pour le blog, je rentre dans le monde très fermé des “gens du bureau” (#gensdubureau). Ils sont 3 et ce n’est pas de trop. Ils travaillent beaucoup pour faire en sorte que tout soit bien géré en amont des treks et circuits. Eux aussi sont polyvalents et sont toujours de bonne humeur pour descendre du 1er étage filer un coup de main au garage pour aider les guides ou encore aller accueillir les participants à l’aéroport et les ramener lors des retours de séjours et ce, parfois même au milieu de la nuit.

Voilà, en très bref, ce que j’ai pu vivre depuis mon arrivée en Islande. »