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Un voyage parfait au Svalbard en hiver

Au printemps dernier, c’est au Svalbard, archipel norvégien aux portes du Pôle Nord, qu’Aurélie, notre responsable commerciale, a posé ses raquettes à neige. Elle nous raconte à quoi ressemble un voyage au Svalbard au printemps.

Aurélie au Spitzberg au printemps 2018 ©Aurélie Trincal

Aurélie au Spitzberg au printemps 2018 ©Aurélie Trincal

“J’ai eu la chance de pouvoir participer au voyage Découverte de la banquise avec 66°Nord au printemps. Ce voyage raquettes de 9 jours dont 5 jours de raquette et 5 nuits sous tente est idéal pour une première expérience en Arctique au printemps. Le niveau physique facile de ce séjour permet de prendre le temps de profiter de l’univers nordique qui s’offre à nous. Je vais vous exposer en 5 points pourquoi ce voyage a été selon moi un voyage parfait.

1 – Aurore boréale à bord

Nous sommes le 1er avril et les journées sont déjà très longues au Spitzberg. Quelle ne fut pas ma surprise quand s’est dévoilée depuis notre avion l’aurore boréale la plus proche que j’ai eu la chance de voir. Cette aurore, à laquelle je ne m’attendais pas, nous garda tous scotchés aux hublots pendant un bon moment. Merci à elle, enfin je veux dire, à l’activité solaire pour les plus scientifiques. Elle a contribué à faire de ma première journée de voyage, beaucoup plus qu’une journée de transport. Et ce n’est pas fini !

2 – Découverte de la banquise

La banquise, c’est marrant car on en parle comme une copine. On en entend beaucoup parler, elle nous fascine, elle est fragile. Je ne savais pas trop si j’allais la voir ou non. Elle s’est bien jouée de moi, car elle m’a sauté aux yeux !

Toujours confortablement assise sur mon siège d’avion – on est toujours le 1er avril – quelle ne fut pas ma fascination quand, une lourde masse de glace s’est révèlée sous mes yeux. Là on était tous re-scotchés au hublot. C’était Madame Banquise, accrochée à la montagne, qui semblait ne pas vouloir la lâcher. Bien costaude la petite !

Par la suite nous avons eu la chance de randonner sur la banquise et de l’avoir en toile pendant 5 jours. Un paysage tellement beau qu’on en reste bouche bée. On se dit intérieurement : “quelle chance j’ai d’être ici et de voir ça“.

Banquise au Svalbard ©Aurélie Trincal

Banquise au Svalbard ©Aurélie Trincal

Banquise de l'île du Spitzberg ©Aurélie Trincal

Banquise de l’île du Spitzberg ©Aurélie Trincal

3 – Même pas froid !

Avec un équipement adapté, un briefing clair de notre guide Nicolas Bichet sur l’équipement à emporter et quelques conseils (cf l’article “Comment gérer le grand froid“), j’ai pu vivre un voyage totalement serein sans avoir à me battre continuellement contre le froid. Il est possible de vivre et dormir pendant plusieurs jours et plusieurs nuits dehors, et avoir envie de rester encore, tant on s’y est fait une place !

Aurélie Trincal, responsable commerciale et conseillère spécialiste chez 66°Nord, au Spitzberg, printemps 2018 ©Aurélie Trincal

Aurélie Trincal, responsable commerciale et conseillère spécialiste chez 66°Nord, au Spitzberg, printemps 2018 ©Aurélie Trincal

4 – Une faune bien présente et ô combien joueuse !

En cette saison encore froide, on aurait pu s’imaginer qu’il n’y ait pas âme qui vive en ces terres hostiles. Détrompez-vous ! Les animaux sont partout, sur les crêtes, sur la banquise, nichés dans les falaises, dans la neige… à nous faire tourner en bourrique lors des tours de garde ! Quand, on voit des dizaines de fois le même renne aller-et-venir devant et derrière la crête, on se pose encore la question “et si ce n’était pas un ours ?”. Nous avons eu la chance d’observer énormément de lagopèdes, une maman ours et ses deux bébés, et un phoque confortablement allongé sur la banquise. Que demander de plus ?

Ours polaire au pied de Tunabreen ©Aurélie Trincal

Ours polaire au pied de Tunabreen ©Aurélie Trincal

Traces d'ours blanc dans la neige, Svalbard ©Aurélie Trincal

Traces d’ours blanc dans la neige, Svalbard ©Aurélie Trincal

5 – Effusion des émotions

Je reviens à mon jour 1, lorsque depuis mon siège d’avion, les paysages du Spitzberg se sont dévoilés sous nos pieds. C’était le grand blanc sous nos yeux, le vrai. L’île du Spitzberg en ce printemps, était totalement recouverte de neige. Un sentiment curieux m’a alors envahi. Qu’y a-t-il sous nos pieds ? Une terre sauvage inadaptée à l’être humain, si petit et fragile. J’étais émerveillée et en même temps, j’avais peur. Cette terre va-t-elle m’accueillir ? De toute façon, je n’avais plus le choix, la banquise s’approchait, on allait atterrir.

Notre départ en chenillette le lendemain depuis Longyearbyen via la vallée de l’Aventure fut une expérience unique. A 4 personnes tanguant dans l’habitacle, un mélange d’excitation et de questionnement intérieur se faisait. Hormis le chaos dans la chenillette, l’extérieur était splendide, calme, blanc, un univers unique d’une beauté brute et singulière. Puis la chenillette nous a déposé, pour ne revenir que 6 jours plus tard. C’était le vrai début de l’immersion.

Chenillette au Svalbard ©Aurélie Trincal

Chenillette au Svalbard ©Aurélie Trincal

Après 6 jours dans cet univers hostile et d’une rare pureté, la nature et la vie animale n’ont cessé de m’étonner et m’ont montré que je pouvais avoir une petite place ici, parmi eux, pendant quelques jours. Merci à elles et à Nicolas notre guide de nous avoir fait vivre une expérience humaine hors du commun.

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